Présentation

Vincent Chambon, photographe à Montbrison

Adolescent, j’ai longtemps promené mes pellicules par monts et par vaux. Je photographiais, accompagné d’un petit reflex que j’armais pour une belle couleur, pour une saison blanche, verte, bleue ou jaune. J’ai considéré la photographie comme un jeu durant mon adolescence, je n’en ai pas fait un métier ; pas tout de suite.

Je me suis d’abord orienté vers la pédagogie et le social. J’ai formé, orienté, accompagné à l’emploi des jeunes et des moins jeunes pour le compte d’une grande entreprise, une référence dans le monde de la formation professionnelle pour adulte. Blacks, blancs, beurs, je me suis nourri d’autres couleurs avec l’humain comme moteur.

La photographie est revenue vers moi comme une évidence. De l’argentique, je suis passé au numérique, de la couleur j’ai évolué vers la lumière… Dans tous ses états, douce et homogène, blanche et dure, directe ou réfléchie, tamisée, basse, bleue… Je la vois, partout, même dans l’ombre.

Lorsque j’ai arrêté mon activité de cadre et repris mon appareil photo, je me suis mis à photographier l’humain.

Aujourd’hui, photographe professionnel installé sur Montbrison, j’ai décidé de mettre en place une offre de qualité pour les particuliers, j’ai donc choisi de m’orienter vers la photographie Fine Art, courant d’expression qui me permet une pratique artistique. Ce mode de travail demande un accompagnement des personnes fort et il me pousse à proposer des images qui correspondent à chacun, à trouver la meilleure lumière en fonction de la physionomie et du caractère.

On parle de lui !

L’écriture par la lumière … STEMP février 2021

Il est de ce talent que le regard posé du photographe sur son sujet, que la manière qu’il a fait sienne de capturer le réel, de le mettre en scène, d’en écrire le récit à travers une atmosphère, une couleur, une émotion. Chez Vincent CHAMBON, la mise en parallèle de la création picturale et du procédé photographique est seyante. Scénographier les prises de vue et maitriser la lumière retiennent son souffle et tout son intérêt. Titré meilleur Portraitiste de France en 2019, le palmarès du photographe en dit long sur sa sensibilité et la qualité de ses réalisations.

« Caravage, David, Ingres… Ils sont pour moi les tous premiers maitres de la lumière, bien avant les premiers photographes. Ils ont su lire la lumière. Quand on ajoute à cela toutes ces périodes de lHistoire, je peux passer des heures devant une toile au Louvre », explique Vincent, feuilletant l’œuvre intégrale de Caravage. Capable de se laisser happer par une belle expression, une mise en lumière réussie, une mise en scène soignée – qu’il s’agisse d’une photographie ou d’une peinture – ce qui importe, c’est que le sujet devienne le support d’une expression. Avant de prendre l’appareil, il réalise tout un travail d’étude en amont : « Si on ne sintéresse pas à son sujet, on ne traduit pas correctement le moment, lambiance, la situation. Quand je suis avec quelquun, je veux dabord savoir qui il est, trouver la lumière la plus adaptée à sa personnalité, à son physique, au métier quil exerce, pour en rendre la meilleure traduction possible. Chacun mérite sa lumière ».

Depuis avril 2021, cest dans un studio de 180 m2 à Montbrison quil se consacre à la photographie et au développement de sa structure.

Priorité au matériel d’éclairage ! Au rez-de-chaussée du lieu, franchi l’espace du showroom, c’est un cyclorama de 15m2 qui vous accueille. Sans angle, sur fond blanc, la lumière rebondit en tous sens et donne une impression d’infini. Équipé de flashs PROFOTO et de son matériel de prise de vue NIKON, Vincent y réalise essentiellement les portraits d’entreprise. Une autre partie du studio est aménagée pour travailler sur d’autres fonds.

 Satisfait d’une photographie à partir du moment où elle est picturale, Vincent passe du temps (c’est-à-dire des heures, des jours, des nuits) à travailler ses images : « Je retravaille toutes mes photos sur un écran parfaitement calibré dans la logique de ne pas dénaturer les personnes et avec la volonté de rechercher une harmonie des couleurs. Jai gardé une grande affinité pour le post-traitement des images. La plupart des photos que je réalise au studio vont souvent ressortir avec un fond gris/bleu homogène ou des ambiances un peu enterrées, que je trouve très professionnelles en termes dimage » (…)

« Je ne pense pas avoir trouvé la photo, cest elle qui ma trouvé ». Vincent ne se souvient pas vraiment des origines de son intérêt pour la photographie. Il avait pour habitude d’emprunter l’appareil photo de son oncle mais ce qui l’intéressait surtout, c’était faire les quatre-cents coups avec ses copains plutôt que de travailler à l’école. Alors, à l’heure des choix d’orientation, sa maman l’incite à développer cette fibre. Une révélation ! Interne à Clermont-Ferrand, il valide un CAP Photographie avec mention puis un Bac Pro à Paris où il partage les 24 heures d’une journée entre la fête dans les Clubs de la capitale et ses premières expériences professionnelles dans le monde de la mode et celui des laboratoires. Car oui, il n’y a pas si longtemps encore, la photographie était argentique et on développait les pellicules et les diapositives ! Assistant chez CHEVOJON et PICTO à Paris puis laborantin chez KODIRIS à Lyon, Vincent se forme aux exigences du métier. La fin des années 1990 connait le déclin de l’argentique et peu formé aux technologies du numérique, il démissionne et change d’orientation. De 2000 à 2007, il ne touche plus à un appareil. Il a envie d’autre chose. Il voyage et effectue une reconversion comme formateur dans les métiers de la logistique auprès de publics en difficulté dans les cités parisiennes puis à Nîmes où il est muté. Vincent découvre pendant ces années de nombreuses professions. C’est en 2007 qu’il achète un nouvel appareil et devient Président de clubs photo amateurs à Nîmes. Nous y voilà ! La photographie le rattrape pour s’inscrire au carrefour de ses activités : « Jai retrouvé la photo et elle ma complètement emporté ». Le jour, il est formateur et le soir photographe, avec une prédilection pour illustrer l’humain. En 2014, il décide de se consacrer pleinement à son art: «Jappelle cela l’évidence photographique, c’était ma destinée. Revenu à Montbrison, ma ville natale, je pouvais bénéficier dun environnement familial et amical propice à développer mon activité ».

(…) À la lumière de Vincent, il semblerait que les images et les projets aient tendance à révéler leurs plus belles couleurs.